Au beau milieu de cette tempête, de cette crise sanitaire que nous traversons actuellement, une prise de recul nous appelle ou à tout le moins nous interpelle… chacun.e de nous quelle que soit notre position dans cette société qui n’en finit pas d’arriver au bout d’un cycle…

Si fin de cycle il y a, nous avons tous intérêt à en maîtriser le processus et éviter un effondrement subi. Reste à convaincre celles et ceux qui n’ont pas intérêt à court terme à changer un système qui leur est bénéfique mais dont ils doivent comprendre qu’à moyen/long terme, ils feront aussi partie des grands perdants si rien ne bouge…

Il est donc temps de se mettre au travail pour nous réinventer et faire porter la voix de celles et ceux qui y aspirent de tout leur coeur et de toutes leurs forces. Se réinventer, oui certainement mais…. pour aller où ?

Et d’abord, pourquoi changer ?

Quoi changer ?

Nous avons identifié au moins 9 sujets pour lesquels une nouvelle trajectoire est à inventer !

Chaque sujet fera l’objet d’un article volontairement court pour susciter votre intérêt et votre curiosité sur le sujet, nous alimenterons progressivement avec des références qui vous permettront d’explorer plus en détail.

Cette série d’articles sera structurée en 2 parties :

  • une première partie dédiée à une meilleure compréhension du sujet pour mieux identifier les zones de faiblesse
  • une deuxième partie qui propose des actions concrètes que nous pourrions chercher à concrétiser ensemble. Sur ce dernier point, nous allons chercher à mutualiser avec d’autres actions initiées par Bruno Latour, Cyril Dion, les 50 parlementaires, WeDemain…

1. le système économique actuel est, sans équivoque, inadapté aux enjeux du XXIème siècle
que dire du chaos monétaire ? plans chocs sur plans chocs se succèdent aux 4 coins du monde, de la Fed à la BCE en passant par le G20… ces plans n’iront pas à une économie à l’arrêt, ils sont dirigés comme en 2008 à destination des banques… d’ailleurs, au même moment, les traders continuent et il a fallu attendre cette crise pour voir les ventes à découvert interdites en France… autant de signaux forts d’un monde financier et économique dépassé, épuisé, incapable de créativité, d’humanisme et d’équité.
Article publié le 17 Mai 2020

2. les systèmes de représentation ne mobilisent plus les citoyens, les processus de décisions politiques manquent de transparence et d’intelligence
la crise actuelle nous montre les limites des systèmes pyramidaux classiques, les nouvelles technologies, les nouvelles techniques d’organisation massive peuvent apporter un supplément d’âme à nos décisions politiques, expérimentons les à de petites échelles puis grandissons ensemble… à condition que nos données dont la fluidité est permise par le numérique, n’alimentent pas une machine totalitariste
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3. la notion de valeur ajoutée économique, si chère au PIB, est l’un des indicateurs possibles, d’autres indicateurs doivent désormais nous aider à piloter notre trajectoire collective
pour illustrer cet axe de travail et de façon volontairement caricaturale, prenons 2 extrêmes qui parleront à quiconque aujourd’hui : trader et infirmier… nul besoin d’épiloguer… qui oserait aujourd’hui contredire la survalorisation de la finance et une sous-valorisation des moyens à disposition du secteur de la santé. probablement, avons nous collectivement erré suffisamment pour reprendre, grâce à cette crise, un cap vers une meilleure prise en compte de ce qu’on appelle les externalités positives et négatives de chaque secteur d’activité.
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4. l’hyper spécialisation des métiers, les délocalisations sont remis en question à l’aune de cette crise, la relocalisation et la transversalité sont des axes de résilience que nous gagnerons à explorer
la Chine, usine du monde, ne permet pas de façonner un monde localement résilient, il est temps de redonner à chaque territoire les moyens d’être plus autonome, ce qui nécessite un réagencement des circuits alimentaires, la mobilisation d’une capacité de production locale,avec une montée en puissance nécessaire de l’Open Hardware.
Par ailleurs, l’incapacité à pouvoir aider un personnel médical en grande tension, montre les limites d’un système qui de façon transversal sur tous les métiers « coeur » aurait besoin d’une plus grande mobilité de chacun.e.

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5. les technologies de robotisation et d’automatisation nous invitent à questionner la création de valeur, à repenser le temps et à construire du bien commun
Oui, cette crise est l’occasion pour toutes celles et ceux qui sont pères ou mères de prendre la mesure de la raréfaction des temps, en confinement, on prend la mesure des mots « dépêche-toi », symboles d’un temps d’accélération permanente que subissent les plus jeunes
Oui, la robotisation peut engendrer plus de chômage, oui, on se rapproche chaque jour d’un temps où des robots plus ou moins artificiellement intelligents pourront remplacer sérieusement un notaire, un radiologue, un avocat, etc…
pourtant, cette tendance vécue comme un risque par peur d’un chômage massif, ouvre un champ des possibles qui a besoin de notre créativité !
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6. si la globalisation économique, organisée autour de valeurs néolibérales, est largement questionnée du point de vue éthique mais également du point de vue économique, si les règles internationales, sous l’égide de l’ONU, sont régulièrement outrepassées, si l’émergence de la multipolarité n’a pas favorisé une gouvernance mondiale équilibrée, le risque du repli sur soi est réel, le nationalisme et l’obscurantisme nous guettent.
La peur de l’avenir compensée et/ou exploitée par le rejet de l’autre est un grand classique dans les périodes de crise. Dans un monde où nous sommes toutes et tous connectés via les médias et Internet, les bulles de filtre informationnelles sont le berceau de comportements collectifs d’affrontement en lieu et place de débats éclairés et internationaux
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7. si la globalisation économique, organisée autour de valeurs néolibérales, est largement questionnée du point de vue éthique mais également du point de vue économique, si les règles internationales, sous l’égide de l’ONU, sont régulièrement outrepassées, si l’émergence de la multipolarité n’a pas favorisé une gouvernance mondiale équilibrée,de nouvelles pistes s’appuyant sur les technologies de la communication peuvent faire résonner les voix des citoyens pour apporter d’autres regards sur la gouvernance mondiale
Livrer le destin de l’humanité à des instances qui ne sont déjà plus respectées ou mises en défaut n’est plus possible. Toutes ces instances partagent un point commun, elles souffrent du poids de leurs tuteurs qui imposent de fait une relation pyramidale, du haut vers le bas. Introduire de l’horizontalité, partager les savoirs, confronter les points de vue et bâtir un ou plusieurs plans d’action qui peuvent constituer autant d’éléments de comparaison est un vecteur d’avenir et d’implication du plus grand nombre.
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8. la complexité du monde ne s’effacera pas à l’issue de la pandémie en cours, d’autres crises, notamment migratoires, climatiques sont attendues et il sera précieux d’être collectivement prêt à les gérer
être prêt signifie comprendre les processus, les accepter, intégrer les impacts et modifier nos modes d’organisation pour « encaisser » lors de la survenue d’une crise
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9. une occasion unique de prendre soin de nous, de prendre soin du vivant : vers un épanouissement collectif !
refuser l’extinction du vivant, corriger la trajectoire suppose de prendre conscience de notre impact. Changer les habitudes peut s’inscrire dans le cadre d’un long processus de conscientisation dont la portée n’a de limite que le temps et l’implication des citoyen.nes qui peuplent la planète terre. Sensibiliser toutes les couches sociales, à tous âges et sur tous les hémisphères pour un véritable impact peut constituer un scénario de rebond du vivant si l’emprise économique est suffisamment remise en question pour libérer du temps et de l’énergie à ces sujets au coeur des prochaines décennies.
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Note d’humilité : nous partageons ici nos connaissances qui sont certainement partielles sur bien des domaines, c’est pourquoi nous vous invitons à consulter d’autres sources d’information et compléter ainsi vos propres connaissances 🙂 et à l’occasion à nous faire part de vos lectures/sources d’information qui ont été instructives pour vous. Un simple email à contact@lica-europe.org avec les URLs de vos sources sera particulièrement bienvenu.

Note pédagogique : nous vous livrons ici quelques explications sur le terme « Externalité », un terme que nous utilisons souvent et qui, selon nous, va prendre de plus en plus d’importance dans les médias, dans les conversations que nous aurons quotidiennement pour évaluer l’impact de telle ou telle activité. Une réflexion sur des temps longs (50 à 200 ans par ex.) se doit d’intégrer cette notion pour évaluer le coût de nos activités. Cette notion peut à l’avenir prendre plus de place au niveau économique et devenir un critère de décision qui favorisera un environnement préservé pour les prochaines générations.
Définition1 : une externalité survient lorsque les coûts et/ou les bénéfices provenant d’une activité économique ne sont, selon le cas, ni assumés par, ni ne bénéficient aux personnes impliquées dans cette activité. Une externalité ainsi entendue peut être positive ou négative.
Exemple d’externalité négative  : Une externalité négative survient lorsqu’une entreprise, par exemple, déverse dans une rivière des contaminants ; elle bénéficie ainsi de l’économie liée au fait de produire à moindre coût en n’assumant pas le coût de traiter les contaminants. Le prix de ce produit ne reflète donc pas le coût social qu’impliquera la décontamination de cette rivière et de la perte de la jouissance d’une rivière non polluée.

1Proposée par la revue numérique « A babord » https://www.ababord.org/Externalites-et-economie-de-l